Personnellement, quand je cherche un logiciel pour mon entreprise ou pour moi, je suis tenté d’aller vers quelque chose de gratuit.

Que ce soit pour mon pour mon ordinateur personnel, mon téléphone intelligent ou pour mon serveur d’entreprise, j’essaie de trouver une alternative efficace mais gratuite. Ne me méprenez pas, je ne cherche pas à pirater une version logicielle payante mais bien à trouver un logiciel « légalement » gratuit.

Cette pratique peut être intéressante économiquement mais il est important de bien comprendre dans quoi on s’embarque quand on choisit un logiciel gratuit.
Dans cet article, je donnerai mon opinion sur certaines questions que j’encontre régulièrement:

1- Est-ce qu’un logiciel gratuit est de moins bonne qualité?

Non! Il peut l’être mais ce n’est pas nécessairement le cas. A titre d’exemple, diriez-vous que Google ou Facebook offrent des logiciels de piètre qualité?
En fait, il faut comprendre que ce n’est pas parce qu’une entreprise offre le logiciel gratuitement aux utilisateurs qu’elle ne fait pas d’argent avec son logiciel. Si c’était le cas, on ne verrait pas autant de logiciels gratuit que l’on en voit.

2- Pourquoi un fournisseur voudrait-il donner son logiciel?

Les fournisseurs logiciels sont rarement idiots. S’ils donnent leur logiciel c’est parce qu’ils ont une idée derrière la tête pour rentabiliser ou promouvoir leur entreprise.

3- Comment un fournisseur peut-il faire de l’argent avec un logiciel gratuit?

Premièrement il est important de comprendre que gratuit ne veut pas nécessairement dire gratuit à perpétuité ou encore gratuit pour toutes les versions. En effet, il existe plusieurs logiciels qui offrent des périodes d’essai gratuites ou encore des versions de base gratuites. Si on veut poursuivre l’utilisation du logiciel ou faire une mise à niveau, on doit payer.

Ceci dit, les fournisseurs qui offrent des logiciels gratuits le font généralement soit pour promouvoir leurs compétences, soit pour se ramasser un grand nombre de clients rapidement, ou soit pour rentabiliser le logiciel par d’autres moyens secondaires telles que la publicité.

4- Est-ce qu’un logiciel gratuit veut dire qu’il est à code libre (« open source »)?

Non… et cette réponse s’applique des deux sens.  Un logiciel à code libre n’est pas nécessairement gratuit et un logiciel gratuit n’est pas nécessairement à code libre.
Code libre veut dire que le fournisseur offre au client d’avoir accès au code d’une manière ou d’une autre (visualisation, modification, distribution, etc.) mais ne lui donne pas nécessairement le droit de l’utiliser gratuitement.  D’un autre côté, un fournisseur peut très bien vouloir offrir son logiciel gratuitement sans offrir le code.

5- Ai-je des obligations face à un logiciel gratuit?

Généralement oui.  Un logiciel gratuit ne veut pas dire qu’il n’est pas contraint à des licences. D’ailleurs, tout logiciel devrait inclure une licence même si c’est pour dire qu’on offre tous les droits à l’utilisateur. Une licence sert à indiquer les rôles et obligations que doivent respectivement jouer l’utilisateur et le fournisseur.

Il se peut, par exemple, que votre logiciel gratuit ne puisse être distribué sans l’approbation du fournisseur. Ainsi, si vous développez vous-mêmes une solution logicielle et que vous utilisez un logiciel gratuit, vous devez faire attention d’être en droit de le distribuer avec votre solution. Il se pourrait également que le logiciel soit gratuit pour utilisation personnelle mais pas pour une entreprise.

Il est donc important de bien lire la licence d’utilisation pour vous assurer que votre utilisation est légale et pour savoir quelles sont vos obligations face à celui-ci.

6- Est-ce que les logiciels gratuits s’appliquent à tous type d’utilisateurs ou d’entreprises?

Il est vrai que généralement les logiciels gratuits sont plutôt mis en  marché pour des particuliers ou des PME. Les fournisseurs logiciels savent que le coût est plus rarement un obstacle pour les grandes entreprises.  Toutefois pour infiltrer le marché des particuliers et des PME il est plus difficile d’offrir une solution dispendieuse. Le modèle gratuit est donc une option intéressante.

La morale de cet article est qu’il ne faut pas nécessairement voir les logiciels gratuits comme étant bons ou mauvais. Comme tout domaine, certains le sont mais d’autres pas. Il suffit de bien s’informer, bien lire les licences et s’assurer que l’on est prêt à vivre avec les risques et obligations s’y rapportant.  De mon côté, je continue à en utiliser et je peux vous assurer que certains sont d’excellents outils.